é -ssentiels

la newsletter de Liliore

é… comme essentiel !

é… comme « éplucher la vie. »

é… pour « simplement, s’éplucher soi et poursuivre le voyage, notre voyage… »

Ces mots sont d’Arnaud Savoye, un ami, poète, un éclaireur… Ils sont extraits de sont recueil é, paru en 2012 aux éditions L’Atelier du Hanneton.

Nous pouvons toutes et tous nommer nos propres é, faire l’exercice, la recherche des ces é qui sont autant une recherche en soi qu’une ouverture sur le vivre…

L’exercice est plaisant et nous pouvons tous nous lancer dans la cueillette, choisir notre éplucheur, rapporté nos épluchures et les composter, les refaire vivre, et revivre avec ! Nous sentir nous-même épluché.es plus léger.ères ou même écorché.es. Dans tous les cas, nous sentir vivifié.es !

C’est en tout cas l’exercice que je vous propose chaque mois, aller ensemble à la cueillette de nos é– et les cuisiner !

Prochaines Newsletters

é-criture

« Avant toute chose, demandez-vous, à l’heure la plus tranquille de votre nuit : est-il nécessaire que j’écrive ? » Rainer Maria Rilke, Lettres à un jeune poète (éd. Gallimard)

Sans attendre l’heure la plus tranquille de ma nuit, qui est d’ailleurs sans aucun doute le moment où je préfère écrire, je sais : je sais qu’écrire est une nécessité, un point central dans le déroulé de ma vie, un repère autant qu’un chemin ou un sommet. Et puis, il y a quelque chose de très maternel dans l’écriture. Un texte se prépare, est en gestation… puis il grandit, sort au grand jour et devient autonome, n’est plus à soi, nous échappe, vit sa propre vie. 

Dans le geste d’écrire, il y a toujours celui de donner vie.

é-motion

Étymologiquement, l’émotion est ce qui nous met en mouvement, c’est la force du vivant !

La force du sensible !

La force de l’être !

du devenir… 

Que ce soit dans mes travaux de recherche, mon sujet de thèse, ou les livres que j’écris, les histoires que je raconte, je ne cesse d’explorer le langage et la force des émotions. Comment les transcrire ? Les faire vivre ? A nos lecteur.rices, nos personnages ? Comment l’écrit devient le théâtre de nos propres émotions ?

é-tonnement

Rien ne se fige, tout se questionne, de l’approche théorique à la pratique, ce qui compte vraiment c’est la vie, ce qui s’applique… 

Et je m’applique, m’implique 

Gardons les yeux grands ouverts :

quand on lit, on vit

quand on écrit, on respire

la langue se pratique et s’explore

Et moi, je suis une faiseuse de texte…

une poseuse de questions…

et une passeuse d’écriture !